Brassin collectif – Oliv 2 – Amberle

C’est à 3 avec Esther et Morgan que nous nous lançons dans l’aventure d’un nouveau brassin, le 2e pour moi, le premier pour eux. Je dois dire que j’ai apprécié qu’on soit plusieurs ! J’avais choisi une recette très fortement inspirée de http://univers-biere.net/rec_rouge.php. Au final j’ai remplacé le Munich Malt par le Münchener

Amberle

American Amber Ale

Type: All Grain Date: 16 Mar 2017
Volume à fermenter: 18,93 l Brasseur: Morgan & Oliv
Volume d’ébullition: 23,32 l Durée d’ébullition: 90 min
Volume post-ébullition: 19,72 l Rendement: 72,00 %
Volume embouteillé: 18,93 l Rendement prévu: 72,0 %

Ingrédients

Ingredients

Amt

Name

Type

#

%/IBU
3,60 kg Pilsner (2 Row) Bel (2,0 SRM) Grain 1 68,6 %
1,00 kg Carared (20,0 SRM) Grain 2 19,0 %
0,40 kg Münchener (7,6 SRM) Grain 3 7,6 %
0,25 kg Special B Malt (180,0 SRM) Grain 4 4,8 %
20,00 g Saaz [3,75 %] – Boil 80,0 min Hop 5 10,7 IBUs
18,00 g Northern Brewer [7,60 %] – Boil 80,0 min Hop 6 19,6 IBUs
20,00 g Saaz [3,75 %] – Boil 20,0 min Hop 7 6,2 IBUs
1,0 pkg SafAle English Ale (DCL/Fermentis #S-04) [23,66 ml] Yeast 8

Profil

Densité initiale prévue: 1,060 SG Densité initiale mesurée: 1,068 SG
Densité finale prévue: 1,016 SG Densité finale mesurée:
Pourcentage d’alcool par volume estimé: 5,7 % Pourcentage d’alcool par volume mesuré:
Amertume: 36,5 IBUs Couleur: 16,5 SRM

Profil d’empâtage

Type de profil: Multi paliers Poids total des grains: 5,25 kg
Volume de rinçage: 14,92 l pH de la maische: 5,20
Température de rinçage: 80,0 C Température du seau de filtrage: 22,2 C
Mash Steps

Name

Description

Step Temperature

Step Time
Palier protéinique Add 13,66 l of water at 56,2 C 50,0 C 15 min
Palier maltose Heat to 62,0 C over 5 min 62,0 C 30 min
Palier Saccharification Heat to 67,8 C over 3 min 67,8 C 30 min
Mash out Heat to 78° 78,0 C 10 min
Rinçage: Fly sparge with 14,92 l water at 80,0 C

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Matière première – Houblonnons nos campagnes !

Je crois beaucoup aux circuits-courts, du coup j’essaie de les appliquer à la réalisation de la binouze. Et le jardin, comme circuit-vraimentpaslong ça se pose là. Bon, on va pas se mentir, pour le malt ça va être compliqué, n’étant pas propriétaire d’un domaine de 40ha. En revanche, pour le houblon c’est tout à fait jouable, c’est une culture plutôt verticale qui ne demande pas trop d’espace.

Ainu m’a fait connaitre http://houblonsdefrance.fr/, 30 minutes plus tard c’est 4 rhizomes commandés ! Après une semaine d’attente, c’est dans ma boite aux lettres !

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Brassin Perso – Oliv 1 – Kit Brewferm Blondie – On goûte !!!!!

Instant émotion, je goûte ma première bière que c’est moi que j’ai fait tout seul de me petites mains !!! La tension est palpable !

Bon, je sais que j’ai un peu merdé le sucre donc la grosse inquiétude ça va être bubulles ou pas bubulles ?

À l’ouverture, un pshiit se fait entendre, pas énorme, mais ya du gaz. OUF !

Niveau goût elle est bien cool, ça ressemble à une blonde belge un peu corsée. Effectivement, peu de bulles, elle est pas plate, mais ça risque pas de jaillir de la bouteille quoi.

 

beer-e1488286125115.jpg

Quoi qu’il en soit, pour une première fois, je déclare quand même ça dans la catégorie HUGE SUCCESS ! Je vais la faire fermenter 4 semaines de plus en cave, on verra bien ce que ça donne.

Niveau explication pour le manque de bulles j’en vois 2 :

  • Mauvaise assimilation du sucre, faire un sirop la prochaine fois.
  • Température de la cave trop basse pour la fermentation en bouteille, normalement c’est 20-25° les 2 premières semaines, moi je suis plus entre 10° et 15°.

On re-goûte dans 4 semaines 🙂

Brassin Perso – Oliv 1 – Kit Brewferm Blondie – Embouteillage

La bière a donc fermentée 4 semaines, on peut la mettre en bouteille. En théorie 3 suffisent, mais j’avais oublié de rajouter le Dry Hop. Du coup j’ai fait une semaine de plus avec. On vérifie la densité pour être sur. J’ai pas noté la valeur mais je sais que c’était OK.

On prépare donc notre future bière en y ajoutant du sucre. Les levures vont avoir de la bouffe et vont se réactiver, par conséquent la fermentation va reprendre en bouteille et produire du gaz, donc des bubulles o/

Je prends la recette.

« Ajouter 7g par litre de sucre »

Pas de problème, wait, j’ai combien de binouze ? Les futs ne sont pas gradués -_-. Pas de problème, on dégaine la formule pour calculer le volume d’un cylindre -> 17L.

Donc 7g x 17 j’ajoute 119g de sucre. Directement dans le fut.

Je lis la suite de la recette.

« Pour ce faire, préparer un sirop avec le sucre et le verser dans votre fut. »

Oups.

Bon, je mélange tant bien que mal pour essayer d’intégrer le sucre au mieux. Puis je passe à la mise en bouteille proprement dite.

Pas compliqué une fois qu’on a compris que la tige s’ouvre quand elle touche le fond de la bouteille. Pratique pour ne pas trop oxygéner la bière. Apparemment il ne faut pas à cette étape.

45 bouteilles, donc j’avais un poil surestimé le volume de mon brassin. Bon. J’éspère que ça va se compenser avec le faire que j’ai mis le sucre n’importe comment ¯\_(ツ)_/¯

Puis, on encapsule le tout

et on stocke !

Brassin Perso – Oliv 1 – Kit Brewferm Blondie

Parce que si j’aime bien descendre les bouteilles, je me suis dit que ça pourrait aussi être fun de les remplir. Avec de la bière, voire de la bière faite maison.

Donc ça l’est, fun, enfin, globalement, pas *tout le temps*, mais souvent. C’est juste la partie avec 3L de moult sur le sol de la cuisine qui est pas fun, mais ça n’est apparemment pas une étape obligatoire du tout. En tout cas, elle n’est pas décrite dans le bouquin.

Pour le matos, j’ai eu ce kit (merci les potes)

Niveau matière première, je brasse avec le kit blondie de Brewferm qui contient :

Malt :

  • Pils 3 EBC
  • Malt de froment blond 3 EBC
  • Melanoidin 70 EBC

Niveau houblon :

  • Styrian Goldings
  • Saaz
  • East Kent Goldings

Du glucose, et enfin la levure, forcément.

Bon, on a tout ce qu’il faut, yapluka quoi. J’ai passé une demi journée la veille à étudier le matos en détail, et ben c’est pas du luxe. Les étapes vont s’enchaîner assez vite, il vaut mieux savoir ce qu’on va faire ensuite.

Donc c’est à 11h par un dimanche pluvieux de décembre que je m’y colle. D’abord on concasse.

Le truc un peu touchy ici c’est de régler correctement la finesse de la « mouture ». En gros j’ai ajusté les meules pour que les grains soit juste cassés en 2.  Ensuite, c’est parti pour la session muscu : 5kg de malt à concasser, ça entretient !

Une fois qu’on a notre grain toubotoupret, direction l’empâtage !

En gros, on fait une soupe au malt ! Alors surtout, SURTOUT ne pas négliger le temps nécéssaire pour élever la température de l’eau. 20L à chauffer à 60°, c’est long ! Un peu comme ma b*sbaf, ta gueule*.

Non ici le truc rigolo c’est qu’il faut mélanger non-stop, pendant 1H30, ET UI ! Boarf, après le concassage, on va dire qu’on est chaud.

Il faut vraiment bien mélanger, et remuer le fond de la cuve pour ne pas que ça brûle. Bien surveiller aussi le thermomètre, le thermostat de la cuve étant globalement une grosse blague. On a donc 3 paliers a maintenir pour cette recette, comme au début, il ne faut pas négliger le temps d’élévation de la température.

Ensuite, on filtre ! On transvase donc la cuve dans un sceau avec une grille percée au fond, le grain va s’accumuler dessus pour faire un « gâteau », et lui même filtrer le moût. Il ne faut pas hésiter à repasser le moût plusieurs fois au travers de ce gâteau. Je pense que je ne l’ai pas assez fait, mais ça n’a pas eu l’air d’avoir de grosses conséquences.

Il est temps maintenant d’houblonner et de stériliser le moût.

En gros, on le porte à ébullition pendant 1h30. On rajoute un premier type de houblon au bout de 10 minutes (Styrian Goldings), et un autre 10 minutes avant la fin (Goldings, East Kent).

Aussi, on rajoute du sucre (glucose) à 10 minutes de la fin.

Gros conseils pour la prochaine fois :

  • Préparer tous les ingrédients à l’avance et les mettre à disposition
  • Préparer le circuit de refroidissement pendant l’ébu, c’est la course après.
  • Mettre un timer pour les différentes étapes.

Là par exemple j’ai failli oublier de rajouter le sucre, heureusement je m’en suis souvenu in-extremis, mais j’ai du prolonger la durée de l’ébu du coup. Je ne pense pas que ça ai de grosse conséquences, mais bon.

Je n’ai pas lesté non plus les sacs de houblon, la prochaine fois je le ferai je pense, ils seront mieux immergés.

Baon, cette fois, on a un truc prêt à fermenter. On le refroidit, et on le transfert en cuve de fermentation en le filtrant.

Le tuyaux de la cuve s’est décroché pendant le refroidissement, la prochaine fois -> colliers de serrage sur le robinet.

La filtration à été très galère, mes filtres en tissus se saturaient très vite. La prochaine fois ->  whirlpool, ça sera plus efficace.

Une fois le moût transféré, il faut ajouter la levure, que je n’avais donc pas préparée \o/. Donc on fait chauffer de l’eau a 27°, qui chauffe trop, donc que je refroidis \o/, pour enfin y diluer la levure pour l’activer.

Comme on peut le remarquer, je n’ai pas trop de photos de ces étapes, j’étais un peu en mode panique :D.

Bon, donc une fois la levure ajoutée, on remue énergiquement pour bien la mélanger et oxygéner le tout. En théorie du moins, parce que je l’ai pas fait du tout en pratique o/.

On ferme le fût, on y colle le barboteur et on attend impatiemment qu’il commence à glouglouter, signe que la fermentation démarre \o/

Donc à noter pour le prochain brassin :

  • Colliers de serrage
  • Mieux préparer en amont les différentes étapes
  • Ajouter des timers pour ne rien oublier
  • Penser à oxygéner le moût avant la fermentation.