Matière première – Houblonnons nos campagnes !

Je crois beaucoup aux circuits-courts, du coup j’essaie de les appliquer à la réalisation de la binouze. Et le jardin, comme circuit-vraimentpaslong ça se pose là. Bon, on va pas se mentir, pour le malt ça va être compliqué, n’étant pas propriétaire d’un domaine de 40ha. En revanche, pour le houblon c’est tout à fait jouable, c’est une culture plutôt verticale qui ne demande pas trop d’espace.

Ainu m’a fait connaitre http://houblonsdefrance.fr/, 30 minutes plus tard c’est 4 rhizomes commandés ! Après une semaine d’attente, c’est dans ma boite aux lettres !

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Brassin Collectif – Ainu 2 – Beaver Bock aka on bricole pas mal avant

On commence une belle journée dans l’idée de brasser ce dernier petit kit de Brewferm qu’il reste avant de passer en recettes maison ! C’est aussi l’occasion de tester le tout nouveau manifold en cuivre fait main.

Mais avant… Nous avions décidé de commencer par embouteiller notre amie, la précédente Indiana Ale.

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Brassin Collectif – Ainu 1 – Changement de fût

Chiky et moi-même, d’un geste décidé, décidâmes qu’il était temps (avec un jour de retard) de changer ce fût d’Indiana Ale qui avait bien glouglouté force de temps durant ces 5 jours.

Nous étions bien organisés. Nous n’allions en boire qu’une gorgée, malgré l’envie. Ce fut dur.

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Brassin Perso – Ainu 1 – Kit Brewferm Blondie aka On s’améliore

Après les quelques déboires liés au premier brassin qui fut une sacré aventure (et une très bonne découverte), j’ai décidé de me lancer, en solo cette fois, au brassage d’une deuxième bière.

C’est donc parti pour Blondie ! Voilà ce qui est attendu

  • Densité initiale : 1.064
  • Alc. 6.3 vol.%

Et nos amis les ingrédients (les proportions sont pas super explicites, ni l’ordre des houblons je sais pas encore les reconnaître) :
Pils 3 EBC, Malt de froment blond 3 EBC, Melanoidin 70 EBC, houblons Styrian Goldings + Saaz + East Kent Goldings, glucose, levure (S33).

Plan de brassage : 10 minutes à 45°C, 45 minutes à 62°C, 25 minutes à 72°C et 10 minutes à 5°C.

Gros changement par rapport au premier : il y a un houblon aromatique en fin de cuisson, et un houblonnage à cru.

J’étais cette fois fortement décidé à améliorer mon processus et à parfaire les petits défauts rencontrés lors de la première fois.

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Brassin Collectif – Ainu 1 – Brewferm Indiana Ale Le brassin venu des enfers

Avant même de commencer à brasser, je me suis équipé. D’abord de matériel, bien entendu, mais aussi de personnel, en l’occurence Chiky, le co-brasseur, et le fiston, qui aime tourner des robinets. On n’a jamais assez de bras.

Dans un second temps, j’ai ouvert ma petite boîte pour en observer le contenu :

brouland-contenu.jpg
Coucou je viens pas du même kit en fait

Il y a trois choses dans ces kits :

  1. Le(s) malt(s)
    On va le concasser au moulin pour en faire la base de la maische
  2. Le(s) houblon(s)
    On va les mettre pendant l’ébullition, ou à cru, pour aromatiser le moût
  3. La/les levure(s)
    C’est notre générateur à glouglou qu’on va mettre dans le fut de fermentation avec le moût froid

Alors à partir de tout ça, comment fait-on de la bière m’sieur ?

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Youpi Brassin, mais quoi qu’est-ce ?

C’est pas bien dur, en fait, c’est quand l’auteur décide de commencer à brasser ses bières.

Cela fait une paye que j’erre dans les méandres des choses qui se mangent et qui se boivent. Je cuisine assez souvent, et j’apprécie mon repas avec un petit verre de quelque chose.
Dans le passé, je me suis déjà mis à la torréfaction de café. Certes, pas pour l’économie (même si c’est plus économe), mais vraiment pour le plaisir de faire les goûts/assemblages que j’apprécie. C’est fun, et j’y prends du plaisir, là est l’essentiel.

genecafe
Instrument de torture d’un grain de café, utilisé par votre humble serviteur

Cette année, face à un énième anniversaire, ma douce se demandait quoi m’offrir. Elle a longuement hésité et au final, a très justement choisi de m’offrir du matériel à brasser ma propre bière. Cela faisait un moment que l’idée me titillait, elle a sauté sur l’occasion.

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Brassin Perso – Oliv 1 – Kit Brewferm Blondie – On goûte !!!!!

Instant émotion, je goûte ma première bière que c’est moi que j’ai fait tout seul de me petites mains !!! La tension est palpable !

Bon, je sais que j’ai un peu merdé le sucre donc la grosse inquiétude ça va être bubulles ou pas bubulles ?

À l’ouverture, un pshiit se fait entendre, pas énorme, mais ya du gaz. OUF !

Niveau goût elle est bien cool, ça ressemble à une blonde belge un peu corsée. Effectivement, peu de bulles, elle est pas plate, mais ça risque pas de jaillir de la bouteille quoi.

 

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Quoi qu’il en soit, pour une première fois, je déclare quand même ça dans la catégorie HUGE SUCCESS ! Je vais la faire fermenter 4 semaines de plus en cave, on verra bien ce que ça donne.

Niveau explication pour le manque de bulles j’en vois 2 :

  • Mauvaise assimilation du sucre, faire un sirop la prochaine fois.
  • Température de la cave trop basse pour la fermentation en bouteille, normalement c’est 20-25° les 2 premières semaines, moi je suis plus entre 10° et 15°.

On re-goûte dans 4 semaines 🙂

Brassin Perso – Oliv 1 – Kit Brewferm Blondie – Embouteillage

La bière a donc fermentée 4 semaines, on peut la mettre en bouteille. En théorie 3 suffisent, mais j’avais oublié de rajouter le Dry Hop. Du coup j’ai fait une semaine de plus avec. On vérifie la densité pour être sur. J’ai pas noté la valeur mais je sais que c’était OK.

On prépare donc notre future bière en y ajoutant du sucre. Les levures vont avoir de la bouffe et vont se réactiver, par conséquent la fermentation va reprendre en bouteille et produire du gaz, donc des bubulles o/

Je prends la recette.

« Ajouter 7g par litre de sucre »

Pas de problème, wait, j’ai combien de binouze ? Les futs ne sont pas gradués -_-. Pas de problème, on dégaine la formule pour calculer le volume d’un cylindre -> 17L.

Donc 7g x 17 j’ajoute 119g de sucre. Directement dans le fut.

Je lis la suite de la recette.

« Pour ce faire, préparer un sirop avec le sucre et le verser dans votre fut. »

Oups.

Bon, je mélange tant bien que mal pour essayer d’intégrer le sucre au mieux. Puis je passe à la mise en bouteille proprement dite.

Pas compliqué une fois qu’on a compris que la tige s’ouvre quand elle touche le fond de la bouteille. Pratique pour ne pas trop oxygéner la bière. Apparemment il ne faut pas à cette étape.

45 bouteilles, donc j’avais un poil surestimé le volume de mon brassin. Bon. J’éspère que ça va se compenser avec le faire que j’ai mis le sucre n’importe comment ¯\_(ツ)_/¯

Puis, on encapsule le tout

et on stocke !

Brassin Perso – Oliv 1 – Kit Brewferm Blondie

Parce que si j’aime bien descendre les bouteilles, je me suis dit que ça pourrait aussi être fun de les remplir. Avec de la bière, voire de la bière faite maison.

Donc ça l’est, fun, enfin, globalement, pas *tout le temps*, mais souvent. C’est juste la partie avec 3L de moult sur le sol de la cuisine qui est pas fun, mais ça n’est apparemment pas une étape obligatoire du tout. En tout cas, elle n’est pas décrite dans le bouquin.

Pour le matos, j’ai eu ce kit (merci les potes)

Niveau matière première, je brasse avec le kit blondie de Brewferm qui contient :

Malt :

  • Pils 3 EBC
  • Malt de froment blond 3 EBC
  • Melanoidin 70 EBC

Niveau houblon :

  • Styrian Goldings
  • Saaz
  • East Kent Goldings

Du glucose, et enfin la levure, forcément.

Bon, on a tout ce qu’il faut, yapluka quoi. J’ai passé une demi journée la veille à étudier le matos en détail, et ben c’est pas du luxe. Les étapes vont s’enchaîner assez vite, il vaut mieux savoir ce qu’on va faire ensuite.

Donc c’est à 11h par un dimanche pluvieux de décembre que je m’y colle. D’abord on concasse.

Le truc un peu touchy ici c’est de régler correctement la finesse de la « mouture ». En gros j’ai ajusté les meules pour que les grains soit juste cassés en 2.  Ensuite, c’est parti pour la session muscu : 5kg de malt à concasser, ça entretient !

Une fois qu’on a notre grain toubotoupret, direction l’empâtage !

En gros, on fait une soupe au malt ! Alors surtout, SURTOUT ne pas négliger le temps nécéssaire pour élever la température de l’eau. 20L à chauffer à 60°, c’est long ! Un peu comme ma b*sbaf, ta gueule*.

Non ici le truc rigolo c’est qu’il faut mélanger non-stop, pendant 1H30, ET UI ! Boarf, après le concassage, on va dire qu’on est chaud.

Il faut vraiment bien mélanger, et remuer le fond de la cuve pour ne pas que ça brûle. Bien surveiller aussi le thermomètre, le thermostat de la cuve étant globalement une grosse blague. On a donc 3 paliers a maintenir pour cette recette, comme au début, il ne faut pas négliger le temps d’élévation de la température.

Ensuite, on filtre ! On transvase donc la cuve dans un sceau avec une grille percée au fond, le grain va s’accumuler dessus pour faire un « gâteau », et lui même filtrer le moût. Il ne faut pas hésiter à repasser le moût plusieurs fois au travers de ce gâteau. Je pense que je ne l’ai pas assez fait, mais ça n’a pas eu l’air d’avoir de grosses conséquences.

Il est temps maintenant d’houblonner et de stériliser le moût.

En gros, on le porte à ébullition pendant 1h30. On rajoute un premier type de houblon au bout de 10 minutes (Styrian Goldings), et un autre 10 minutes avant la fin (Goldings, East Kent).

Aussi, on rajoute du sucre (glucose) à 10 minutes de la fin.

Gros conseils pour la prochaine fois :

  • Préparer tous les ingrédients à l’avance et les mettre à disposition
  • Préparer le circuit de refroidissement pendant l’ébu, c’est la course après.
  • Mettre un timer pour les différentes étapes.

Là par exemple j’ai failli oublier de rajouter le sucre, heureusement je m’en suis souvenu in-extremis, mais j’ai du prolonger la durée de l’ébu du coup. Je ne pense pas que ça ai de grosse conséquences, mais bon.

Je n’ai pas lesté non plus les sacs de houblon, la prochaine fois je le ferai je pense, ils seront mieux immergés.

Baon, cette fois, on a un truc prêt à fermenter. On le refroidit, et on le transfert en cuve de fermentation en le filtrant.

Le tuyaux de la cuve s’est décroché pendant le refroidissement, la prochaine fois -> colliers de serrage sur le robinet.

La filtration à été très galère, mes filtres en tissus se saturaient très vite. La prochaine fois ->  whirlpool, ça sera plus efficace.

Une fois le moût transféré, il faut ajouter la levure, que je n’avais donc pas préparée \o/. Donc on fait chauffer de l’eau a 27°, qui chauffe trop, donc que je refroidis \o/, pour enfin y diluer la levure pour l’activer.

Comme on peut le remarquer, je n’ai pas trop de photos de ces étapes, j’étais un peu en mode panique :D.

Bon, donc une fois la levure ajoutée, on remue énergiquement pour bien la mélanger et oxygéner le tout. En théorie du moins, parce que je l’ai pas fait du tout en pratique o/.

On ferme le fût, on y colle le barboteur et on attend impatiemment qu’il commence à glouglouter, signe que la fermentation démarre \o/

Donc à noter pour le prochain brassin :

  • Colliers de serrage
  • Mieux préparer en amont les différentes étapes
  • Ajouter des timers pour ne rien oublier
  • Penser à oxygéner le moût avant la fermentation.